Il faudra garder l'œil sur Steven Harper...

Même si au Comité logement on est soulagé que le Parti conservateur du Canada n’ait pas réussi à former un gouvernement majoritaire, il est à craindre que l’élection de ce parti ne signifie la perte de certains gains enregistrés dans les dernières années.

 

 

 

 

La somme de 1,6 milliard $ votée en juin dernier au Parlement pour le logement à loyer modique pourrait notamment être compromise, si le gouvernement Harper donne suite à son engagement de le remplacer par la mise en place d’incitatifs fiscaux pour les promoteurs immobiliers au montant de 200 millions $ par année. D’autres initiatives sont aussi en danger, dont la poursuite au-delà de 2006 des programmes de subvention pour les organismes communautaires venant en aide aux sans-abri.

Le Comité logement Trois-Rivières avec les autres membres du FRAPRU entendent quant à eux s’opposer à tout recul et continuer de revendiquer qu’Ottawa finance davantage de logements sociaux. Il souhaite aussi que tous les partis d’opposition jouent pleinement leur rôle pour sauvegarder les minces acquis des dernières années, y compris le Parti libéral qui devra avoir la décence de défendre le budget de 1,6 milliard $ pour le logement à loyer modique qu’il a fait voter et qui lui a permis de se maintenir au pouvoir cinq mois de plus.

Le Comité logement Trois-Rivières rappelle que, selon les données mêmes du fédéral, 1,5 million de ménages ont des problèmes urgents de logement au Canada, dont 352 000 au Québec, alors que 150 000 personnes sont sans-abri.

Retour vers le Comité logement


Salut tout le monde!

J’ai décidé d’utiliser un des titres de film les plus populaires de tous les temps comme titre afin de bien imager mon retour. (Retour vers le futur). En effet, je suis bel et bien de retour au Comité logement mais cette fois-ci comme employé et non comme stagiaire. Alors, j’ai à nouveau la chance de travailler avec vous.

Inutile de dire que si j’ai postulé, c’est que j’avais adoré mon stage et que j’avais apprécié mon expérience. Est-ce que vous vous souvenez de moi? Je vais vous aider un tout petit peu, je vous offre une photo au travail!

Alors maintenant, je serai l’animateur communautaire qui vous cotoyera lors des moyens de pressions ou encore
au téléphone lorsque vous aurez des questions ou tout simplement lorsque vous aurez besoin d’information.

Au plaisir, et je peux vous dire qu’honnêtement, je suis content et très fier d’être enfin de retour.

D’abord solidaire, Kevin!


Vous pouvez refuser une augmentation de loyer et ...rester dans votre logement

La Régie du logement, comme à chaque année, propose des indices qu’elle juge raisonnables. Les taux d’augmentation recommandés pour 2006 sont les suivants, selon que le logement est :

non-chauffé : 0,9 %
chauffé à l’électricité : 1,1 %
chauffé au gaz : 1,6 %
ou chauffé à l’huile : 4,3 %

À noter: Il peut y avoir une majoration supplémentaire s’il y a une augmentation des taxes municipales et scolaires. Ainsi, pour une augmentation de taxes de 5 %, il faut prévoir une majoration de 0,7 % alors qu’une réduction de ces taxes de 5 % aura l’effet inverse.

Un montant supplémentaire pour travaux majeurs avec un taux d’ajustement de 3,7 % peut aussi être ajouté. Cela signifie que pour chaque 1 000 $ de travaux majeurs, il résulte une augmentation de 3,08 $ par mois qu’il faut diviser par le nombre de logements bénificiant de ces travaux majeurs.

Si vous voulez déménager, vous devez en aviser votre propriétaire dans le mois de réception de votre avis, ou, s’il ne vous en a pas fait parvenir, vous avez jusqu’au 31 mars pour lui faire savoir que vous ne souhaitez pas renouveler votre bail.

Consultez aussi la section formulaires...

Le FRAPRU réagit aux recommandations de la Régie du logement

«Le seul moyen de freiner les hausses de loyer, c’est de les contester »

C'est en invoquant les hausses importantes de loyer survenues au cours des cinq dernières années au Québec que le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) recommande aux locataires de contester toute augmentation qui serait supérieure aux indices publiés aujourd’hui par la Régie du logement. Les hausses sont indiquées dans la rubrique «Saviez-vous que ?» plus haut.

Le FRAPRU précise qu’au Québec, la Régie du logement n’a à statuer sur les augmentations de loyer que lorsqu’elles sont refusées par les locataires. Les propriétaires sont alors obligés soit de négocier des hausses plus raisonnables, soit de s’adresser à la Régie pour qu’elle fixe le loyer. «Faute d’un contrôle obligatoire des loyers, le seul moyen de freiner les hausses de loyer, c’est de les contester et d’obliger les propriétaires à les justifier devant la Régie », explique François Saillant, coordonnateur du FRAPRU. Il rappelle qu’en 2004-2005, 15 161 demandes de fixation ont été reçues par la Régie, ce qui représente à peine 1,2 % des 1 241 730 logements locatifs que comptait le Québec au moment du dernier recensement.

Assez, c’est assez !

Le FRAPRU ajoute que depuis 2001, les propriétaires ont amplement profité de la pénurie de logements pour obtenir des augmentations de loyer de loin supérieures aux recommandations de la Régie et à la variation de l’Indice des prix à la consommation (IPC). «Assez, c’est assez », s’exclame Marie-José, organisatrice au FRAPRU.

En se référant aux enquêtes sur le logement locatif menées annuellement par la Société canadienne d’hypothèques et de logement, l’organisme précise que, dans la région métropolitaine de Montréal, le loyer moyen d’un logement de deux chambres à coucher qui était de 509 $ par mois en octobre 2000 avait bondi à 616 $ par mois en octobre 2005, pour une augmentation de 21,0 %. Cette augmentation a été de 7,7 % supérieure à la hausse de l’IPC pour cette localité.

Les hausses n’ont pas été moins importantes dans la région métropolitaine de Québec, les logements qui se louaient 518 $ par mois en octobre 2000 se louant maintenant 621 $, pour une augmentation de 19,9 %. C’est 6,7 % de plus que le taux d’inflation.

Dans la région de Gatineau, malgré un ralentissement en 2005, les loyers ont augmenté de 21,1 % dans le cas des logements de deux chambres à coucher qui se louent maintenant 660 $ par mois en moyenne. Dans le cas des logements de trois chambres à coucher et plus, la hausse a été de 23,1 % pour porter le loyer moyen à 746 $ par mois. Dans ce dernier cas, l’augmentation a été supérieure de 8,4 % à l’IPC.

Dans la région de Sherbrooke, la hausse a été de 15,6 % en cinq ans pour les logements de deux chambres à coucher. Dans celle de Trois-Rivières, elle a été de 14,8 % et dans celle de Saguenay, de 7,8 %.

Des conseils aux locataires

Le FRAPRU conseille aux locataires de s’adresser au comité logement ou à l’association de locataires de leur quartier, ville ou région pour les aider à calculer leurs augmentations de loyer et les assister dans leurs démarches. Il rappelle par ailleurs que les locataires ont tout à fait le droit de demeurer dans leur logement, tout en contestant la hausse de loyer demandée par le propriétaire.

Coin lecture...

Un petit document (70 pages) vient d’être publié par le Groupe d’études et d’actions urbaines en collaboration avec le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU). Rédigé par François Saillant, il contient :

• Le logement, un droit
• La Régie au service des locataires?
• Qui sont les propriétaires?
• Un contrôle bien peu contraignant des loyers
• Parlons-en de la qualité des logements
• Quand la Régie évince
• Les reprises de logement : quand deux droits se confrontent
• Accessible, simple, juste ? Pas tout à fait
• Conclusion: deux réalités qui évoluent en sens inverse
• Annexe: Des ressources pour défendre ses droits

Disponible au Comité logement 694-6976.

En avant-première à Trois-Rivières Télé-Québec présente :Un toit, un droit

Au Maquisart,
rue des Forges

à 19 heures,
le LUNDI 13 février

Projection suivie d’un échange

… Face aux choix d’une société obsédée par le profit,
«Un toit, un droit» se démarque par un dynamisme lucide
et une salutaire prise de conscience collective.
Ce documentaire nous rappelle que la crise du logement locatif
ne pourra être résolue que dans la solidarité et l’engagement social.

Produit par l’ONF, Vidéo femmes, Sens scrupule, le documentaire
«Un toit, un droit» sera présenté sur les ondes de Télé-Québec le 23 février à 20 hres
«Dussault débat» suivra afin de continuer la réflexion
Entrée gratuite

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